Roumanie va faire partie de l'Europe Commun. Ce que j'y avais vécu jadis ensuie, en visite.

mercredi, novembre 29, 2006

Kolozsvar, Cluj-Napoca

Ma ville natale, ville des étudiants, ville diverse et vivante.
Quelques images de ses rues, un jour d'examens des fin d'année.


pause devantune des universités



un couple jeune centre ville

et un couple moins jeune


rentrant chacun de son boulot?


allant vers l'examen?


étudiants, travailleurs, centre ville

elle faisait probablement ses courses "une de la ville"


et elle, habillé encore comme à son village, dans les temps (les plus jeunes ne portent plus des vêtements "anciens"




Ce n'est pas la porte à côté, mais en regardant ces images, j'ai envie d'y retourner - ne serait que pour une ou deux semaines!

dimanche, novembre 26, 2006

des belles tziganes et leur père




L'avocat les a sauvé d'être evictés de la maison où ils habitaient et il est venu pour pas trop cher faire des traveaux de plombier dans le logement. Beaucoup de bonne volonté à travailler le soir tard, après ses heures ailleurs, mais pas très grand connaissances.

Un jour, les filles sont venues avec lui: les voilà. Il et elles aussi, très contantes des photos que je leur avait donné. Mais il avait peur à grimper sur le toit pour voir d'où l'eau coulait. Il n'avait pas des cordes nécessaires (peut être non plus la volonté, parce qu'ensuite, mon fils y était allé au moins pour voir).


mardi, novembre 21, 2006

la vie dans le parc

La vie en Roumanie n'est pas si différent finalement, de la vie n'importe où ailleurs, surtout en France. Pas pour tous en tout cas. (J'ai déjà montré quelques images du parc en octobre, mais moins et pas comme aujourd'hui.)

Nous sommes allées au parc Herestrau, autour du lac de même nom à Bucarest un dimanche matin d'avril. Les tulipes étaient en fleurs (presque passées) et cette petite fille avait décidé d'en cuillir une ou le montrer à sa maman qui attendait (et grondait) derrière elle.


Tout près de là, ce garçon passait avac les parents, tout heureux de ses balons tout neufs.


un home s'essayait au patins au roulettes


et un couple plus âgé prenait un goûter sur le banc, nous étions déjà près de midi



une autre famille en promenade

et voilà ici un avec un chien

ceux-là, comme leur chien ne me paraissaient pas très commodes, mais aucun des gens photographiés ne s'en était pas rendu compte (sauf peut être un des petits garçons)


C'est une de mes préférés: on apprend à tout âge et il lui tenait la main pour donner du courage au premiers pas fait avec les patins aux roulettes (le sol était bon pour cela dans cette allée là)


Les saules pleureurs, les bancs, n'ont pas changé beaucoup depuis cinquante ans (probablement plus) mais en 1956 je m'y promenais avec des garçons. Un peu plus tard, j'avais 23 ans, sur un des bancs au bord de l'eau que mon futur époux m'a donné son premier baiser sur mes lèvres. J'ai retrouvé là mes souvenirs d'antan.

50 ans passées, incroyable, je le sentais comme si c'était hier.


J'adore toujours regarder les saules, maintenant sur la Seine près de moi, danser audessus l'eau.


ce qui n'existait pas alors dans le parc, le voilà, en osant de traverser sans peur une autre allée un peu plus loin de l'eau.

mais le voilà déjà disparu, un peu comme mes souvenirs

dimanche, novembre 19, 2006

A Komando

Comandau, sur la carte maintenant, minuscule ville forestière tout en haut des Carpathes, où une maison de deux étages est appellée "palais" (ils ont bien contruit pendant le communisme quelques immeubles de trois étages avec eau et éléctricité mais qu'on ne pourrait pas appeller ainsi).

Oui, encore il n'y a pas de l'eau courant ni des toilettes dans la plupart des maisons. Ni de travail depuis que l'orage a détruit le lien, voies du petit train crainier, entre Kovaszna, ville balnéaire en bas, et Komando. La scierie est fermée aussi.

Cela me fait trop mal pour continuer à raconter, mais après avoir laissé partir, mourir, assasiner loin de leurs yeux, tous leurs habitants d'origine juifs, certains entre eux nourissent encore de la haine envers eux. Le deuxième propriétaire ayant repris la scierie, avait appellé finalement les gendarmes quand les ouvriers ont fait grève. "Ils ont mérité qu'ils soient emportés par les gendrames" m'a dit une femme. On a même sorti leurs enfants du lycée d'ailleurs, de Kovasna!

Par contre une autre m'a raconté que son père, maire du village à l'époque, toute sa vie s'était senti mal qu'il n'a pas osé prevenir les femmes et enfants de fuir (la frontière n'était qu'à deux kilomètres). "Mais on lui avait dit qu'on le fusillerait s'il dit à quoi que soit" alors... il a eu peur. "Et puis, il ne pouvait savoir qu'on va les tuer à Auschwitz" ajouta sa fille.

Ce brave homme avait d'ailleurs été ensemble à l'école avec mon père (bien sûr, tous les deux sont morts depuis longtemps) et quand mon père est allé le voir, au début de la guerre, il lui a procuré des papiers "chrétiens" d'une famille entière "au cas où". En allant à Komando et en rencontrant par hasard (au coin d'un rue) sa fille, je me suis rendu compte que ses papiers qu'il nous a donné et qui nous ont aidé à survivre le Holocaust, étaient les leurs!

J'avais utilisé le nom de sa fille pendant une année entière!

"Les juifs étaient des commercants vivant sur nos dos" me dit encore une autre femme, écrivain, qui a écrit un livre sur le village, en repetant ce qu'elle avait entendue.

Ils était des "profiteurs" comme les pauvres et vaillants boulangers de coin où j'habite et qu'on vient liquider judiciairement dont j'ai écrit dans mon blog "il y a de la vie". Mes grand parents, dont personne ne s'en souvient, on travailllé sans relache, faisant des charcuteries et d'autres choses à vendre, qu'on acheté quand on avait de l'argent et quand il y eu des problèmes à la fabrique, comme il n'y a plus eu d'argent, ils n'avaient pas non plus quoi manger.

Grand mère KerteszMes grand parents vécurent aussi sans eau, et je crois que même l'électricité n'étaint pas encore introduit nul part. Vers la fin de leur vie, ma mère a insisté qu'on introduit l'eau et toilette intérieur (bien sûr mon père a payé) et ensuite, trop fatigués, papa les a fait venir près de chez nous en "ville" leur achetant un appartement près d'où nous habitions.

Mon grand père paternelle n'avait pas fait ses quatre classes primaires mais il était fière de ma grand mère qui non seulement lisait (bible surtout) mais aussi récitait des poèmes populaires par coeur! C'étaient des braves gens, ayant lutté et travaillé tout leur vies. Mon grand père avec une énorme moustache et grand-mère aux anciennes vétements et cheuveux blancs et sourire chaude. Mais ils ont payé et pas facilement, les études pour que mon père devient autre chose, puisse continuer ses études d'abord au lycée puis à la faculté de pharmacie. C'était elle qui avait insisté, lui l'aurait donné à travailler après ses dix ans déjà d'ailleurs, il avait dû commencer lui, à cet âge.

vendredi, novembre 17, 2006

Rencontres

J'ai habité six ans en Picardie, cela m'a fait plaisir de le revisiter. Je l'ai trouvé différent et plus amical que dans mes souvenirs. Bien sûr, j'ai rencontré celle qui m'avait acceuillie à travers cette blog-ci et j'espère bientôt, les 15 adolescentes de 15 à 17 ans avec qui j'ai parlé, et Sylvain le magicien de l'informatique, etc. vont aussi venir lire ici ce que je raconte de la Roumanie.

Mais avant de continuer, je dois maintenant me relire, voir de quoi j'ai parlé et de quoi je n'ai pas encore parlé. En général, je me souviens assez bien, mais pas ici, puisque j'ai tellement d'autres blogs et groupes et je suis un peu débordé.

Je vous promets néamoins, je continuerai, j'ai des choses à dire encore!

Plusieurs Roumanie's se mélangent dans ma tête. Celle de mon enfance et celle de mon adolescence, puis jeune femme. Et celle, revue récemment, lors de mes dernières visites;

Commencons par mon enfance.

J'avais cinq ans, je croyais que le monde m'appartient et que tout ira bien toujours. Dans cette photo prise à Commandau (Kommando en hongrois) je suis chez mes grand-parents. Je ne pouvais pas supçonner que moins que cinq ans plus tard ils seront emporter dans un wagon de bestiaux et tués, en même temps que ma cousine de mon âge qui habitait elle aussi là.

Je suis retournée 65 ans plus tard à Commandau, pays de naissance de mon père.
j'ai dormi une nuit dans cette maison nouvelle, tout près de l'ancienne pas encore détruit

les souvenirs se mélangent aussi de la même façon, les bons et les mauvais.

A Comandau, en haut de Covasna (où jadis mon père était au lycée, alors s'appellait Kovàszna) je n'ai pas trouvé la trace de la maison des grand-parents. Ce petit village forester a été créé par un juif fin 1800, vers 1870 et il y a créé un sciérie et a fait contruire des maison pour les ouvrier et leurs famille ainsi qu'une école pour les enfants.

C'est grâce à lui que mes grand-parents ont dû y atterir, il était charchuter, elle tenait la boutique où on vendait ce qu'ils préparaient.

Aucun juif ne vit plus à Comandau, tout les hommes ont été emporté au travaux forcés pendant la deuxième guerre et le mars 1944 (il devait y avoir encore de neige là haut dans les montagnes) on a emporté toutes les femmes et tous les enfants à pied, puis déporté à Auschwitz.

sos mère, grand mère, je dois partir, je continuerai une autre fois (la suite dans la note au dessus)


mercredi, novembre 08, 2006

Entre Borszék et le Red lac (rosu)

La route est sous les colines et ici, on passe le digue, en réalité encore plus spéctaculaire qu'ici sur la photo, puis on revient l'autre côté de lac en le suivant de près, encore deux heures.

Lacul Rosu (en hongrois Gyilkos to: le lac qui tue) est pleine des arbres qui sortent, une fois c'était un foret. Mais cette énorme lac qu'on suit ici a été créé artificiellement.